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lundi 9 janvier 2012

SEJOUR DANS LE BESSIN

Ce sejour a eu lieu les 4,5,6et 7 novembre 2011 toujours en Normandie, car c'est le trajet le plus court entre la porte de la Chapelle et la mer.

On arrive le vendredi soir et comme d'habitude, on s'installe et on mange. Les sourires sont de mise comme d'habitude et je suis toujours surprise de voir à quel point un petit week-end fait plaisir a tous.

Le samedi c'est la plage et malgré le froid et le vent, certains se trempent les pieds dans l'eau puis on va se réchauffer au café et en prenant un chocolat , on reve de ce que l'on ferrait si on gagne au loto. La proposition retenue est d'acheter une maison et un minibus pour partir plus souvent.

Le soir c'est partie de UNO, avec beaucoup de rires et de plaisanteries
.
Le dimanche c'est l'ile de Tatihou très venteuse mais magnifique avec un bateau à roues très sympa.

Tous les soirs, c'est des discussions, des souvenirs sur les séjours passés avec les bons et mauvais moments du Club 18 et du foyer. L'un deux que je connais depuis une dizaine d'années m'annonce qu'il prendra sa retraite en même temps que moi, je n'ai pas osé lui demander ce qu'il  veut dire. A chaque fois les voix, les angoisses, l'anxiété, les sensations bizarres que tous ressentent habituellement disparaissent comme par magie.
Il n'y a rien d'autre à dire que : VIVEMENT LE PROCHAIN.

dimanche 4 décembre 2011

Séjour à Baudreville

Vendredi 30 Septembre 2011 : C'est le jour J, nous voilà partis pour 4 jours en Normandie, 5 patients et 3 accompagnateurs nous sommes au complet. Nous avons 3h30 de route, c'est long, il va falloir trouver des occupations. Pas de soucis Lisa et Shirley improvisent un quizz musical avec des musiques de dessins animés des années 80, il y a de l'ambiance dans le minibus.Après 2h de route, la glace du rétro droit tombe, un bout de scotch, et c'est reparti. Il fait nuit quand nous arrivons, chacun prend ses marques et s'installe dans sa chambre. Quelques minutes plus tard, les ventres crient famine, tout le monde se répartis les taches et va se coucher tôt. Samedi 1er octobre 2011 : Réveil à 9h30, il faut faire les courses et surtout trouver une pharmacie car un des clubbistes à oublié ses médicaments. Il angoisse, on le rassure. Après des négociations avec la pharmacienne, tout s'arrange et on va au magasin.


Sur le retour, Lisa nous appelle. Une patiente a disparu depuis une heure. Nous rentrons rapidement pour la chercher. Arrivés au gîte, Shirley reste avec les patients pour préparer le repas, et Lisa et moi partons à la recherche de cette patiente dans la campagne. Nous arrêtons le peu de voitures qui passent, personne ne l'a vu. Dans le bourg, nous rencontrons un couple de personnes âgées, nous la décrivons (jeune femme noire âgée d'une trentaine d'années), et  la dame nous répond : "Ah, faites attention, c'est jour de chasse ici! Mais si vous voulez, je veux bien aller prévenir les chasseurs pour qu'ils ouvrent un œil." Lisa et moi allons aussi voir à la Poste, l'église, et alertons le propriétaire du gîte qui est également maire du village. C'est bon, tout le village est au courant, et vingt minutes plus tard, la patiente est retrouvée : elle était partie se promener dans les champs.

Maintenant, on peut manger, et à 14h30, nous sommes à l'aquarium de Cherbourg. Il fait super beau. Pour tout vous dire, nous sommes en shorts et en débardeurs. La visite commence par la découverte d'un sous-marin. Un peu délicat pour les patients : il fait sombre, l'endroit est étroit et clos. Nous marchons en file indienne dans le sous-marin avec chacun une télécommande vocale pour les explications de la visite. Ensuite, visite de l'aquarium, l'ambiance est plus détendue. Nous sommes tous émerveillés par les poissons, comme des enfants. Pour finir, passage à la boutique souvenir. Là, il faut évidemment penser aux personnes du foyer restées à Paris. Une petite carte marrante fera l'affaire.

Après cette journée bien chargée, tout le monde fatigue, et il faut prendre la route du retour. Après une heure de route où tout le monde a dormi bouche ouverte, nous arrivons au gîte. Deux équipes se forment : l'équipe cuisine, et l'équipe pétanque. Ce soir, c'est raclette. Malheureusement, il n'y a pas de télévision dans ce gîte, on se lance donc dans une partie de tarot endiablée.

Dimanche 2 octobre 2011 : Au programme aujourd'hui : plage, restaurant, et balade en ville. La journée s'annonce très agréable, et il fait toujours aussi beau. Arrivés en ville, nous trouvons un marché sur la place principale et nous y aventurons. On nous offre une petite dégustation de produits régionaux. Nous devons maintenant trouver un restaurant qui sert des moules et des frites car tous les clubbistes n'ont jamais l'occasion de manger ce plat à Paris. Après un super repas, nous allons nous reposer à la plage. Les plus courageux se baignent, les autres discutent sur le sable. Le soir, au menu, c'est barbecue sur la terrasse, et chamallows grillés en déssert. La vie est belle pour tout le monde. Demain, c'est le départ. Nous n'avons pourtant pas envie de rentrer.

Lundi 3 octobre 2011 : Vers 14h, nous devons êtres partis. Il faut ranger, nettoyer. Chacun met la main à la pâte. Nous repartons en directions de Paris et retrouvons les embouteillages sur le périphérique (une demi-heure pour passer deux portes). Nous arrivons au foyer à 20h. Le séjour est terminé, les habitudes reprennent.

lundi 18 juillet 2011

Le tournoi de pétanque (4)

Suite au grand concours de pétanque auquel nous avons participé, nous avons organisé dans un bar associatif "Le Petit Ney" une soirée en l'honneur de tous les participants.

Au programme, exposition photo, discussion, projection du film tourné le jour du tournoi, ainsi que deux autres reportages sur la vie des habitants du 18e et enfin un bon repas préparé par les soins du "Petit Ney".
Pour préparer cette expo-photo du tournoi, il nous a fallu récupérer auprès des différents participants celles qui avaient été prises. Et c'est avec les patients que nous avons sélectionnés les photos qu'ils préféraient et qui pour eux étaient les plus représentatives des bons moments de la journée. Puis avec un peu de colle et des grands panneaux nous avons en quelques tours de mains, crée notre propre exposition.

Le jeudi 7 juillet tout est fin prêt, l'exposition photo est installée, place à la soirée.
De nombreuses personnes ont répondu à l'invitation, les patients comme les soignants sont au rendez-vous. Ce n'est pas peu fiers que nous scrutons les photos afin de nous apercevoir et les bons souvenirs du tournoi de pétanque remontent à la surface.
Rapidement l'heure de la projection arrive, tous installés devant le grand écran nous regardons ensemble le film d'une quinzaine de minutes réalisé par un C.A.T.T.P (centre d'accueil thérapeutique à temps partiel) de l'hôpital Maison Blanche. C'est avec bonheur que nous constatons l"enthousiasme des patients qui se découvrent à l'écran. Dans la salle nous entendons de ci, de là des "c'est moi !" ; "tu as vu, c'est moi !". Comme la fierté des patients est palpable, une soirée ou l'on parle d'eux et ou durant quelques heures ce sont eux qui sont à l'honneur !
Les projections suivantes nous font plonger dans le passé du 18e arrt, d'abord les souvenirs de jeunesse des boulistes, et enfin l'évolution du quartier à travers d'anciennes photographies.

Vient l'heure du repas qui nous a été préparé. Et c'est autour des délicieux cakes et des salades que nous partageons d'agréables instands ou nous nous souvenons du jour du tournoi de pétanque, des différentes équipes, des joueurs d'harmonica, des lots remportés, des coupes des vainqueurs et bien sur des perdants.
Nous nous quittons avec un brin de nostalgie et ce qui revient dans les bouches de tout le monde est "à l'année prochaine pour un autre tournoi".

Et puis, ce n'est pas totalement terminé pour cette année, puisque l'exposition est ambulante et va parcourir les différentes structures participantes pour ceux qui n'ont pas pu venir à la soirée. L'exposition vient à eux.

Au fait je vous avais promis quelques photos :

vendredi 15 juillet 2011

Les voix

Antoine vient me voir : il se plaint que son voisin crie beaucoup, ils entend des insultes et cela le gêne beaucoup surtout quand il veut se reposer.Cela dure depuis plusieurs jours. Alors avec toute la délicatesse que la situation m'impose, je lui explique que son voisin a des voix dans la tête et qu'il leur répond. Antoine me regarde avec un air entendu et me dit "alors là, j'ai rien dit" ;  il a compris les problèmes de son voisin et comme il a les mêmes, il se montre tolérant .
Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire et d'admirer la solidarité inter-délirante de ces deux résidents.

Apres l'hopital (article bulletin de l'UNAFAM 76)

Cet article est un extrait d'une intervention du Dr Ouhayoun, responsable du foyer de la Chapelle qui est intéressante car elle explique du point de vue médical ce que représente le foyer et le club en ayant un regard moins dans le quotidien que nous.

Au foyer, la vie est communautaire, les patients peuvent aller et venir en nous prévenant s'ils s'absentent. Il faut etre suivi par un psychiatre et bien sur prendre son traitement . La durée de la prise en charge est de six mois reconductible une fois. L'avantage de la vie en foyer, c'est que cela permet à l'équipe soignante (praticien, psychologue, éducateurs spécialisés, infirmiers, assistante sociale) de prendre le temps  d'évaluer l'ampleur des difficultés du patient et de l'accompagner dans un projet ajusté a ses difficultés. Le travail institutionnel y est fondamental, il consiste à mettre en commun les observations effectuées par chacun des soignants sur le patient et sa maladie. Le patient va déposer chez les uns, chez les autres, des aspects fragmentés de sa personne qu'il va falloir mettre en commun pour lui restituer son unité. L'essentiel du travail revient aux infirmiers et aux éducateurs qui doivent absolument avoir été formé à la psychose.

Qu'est-ce que la stabilisation : Stabilisé, cela veut dire inscrit dans le soin. Les patients ont appris à "composer" avec leur trouble : ils acceptent de prendre leur traitement (même si certains conservent une difficulté à reconnaitre leurs troubles), ils acceptent le suivi, ils savent à qui faire appel en cas de difficulté. C'est un grand succès et c'est un succès qui demande du temps. Ils vont se soigner, pas forcément parce qu'ils ont pris conscience du trouble, mais par habitude  et parce qu'ils ont crée des liens avec les personnes qui les suivent. Donc même si les symptômes n'ont pas tous disparu, les patients peuvent continuer à délirer mais ils finissent par apprendre à vivre avec leur délire, à réagir lors de la survenue de la crise, et, in fine, des projets  se réalise, ils se réengagent dans la vie sociale et on avance pas à pas.
Stabilisé pour moi cela veut dire capable de maintenir des liens avec les autres, d'entretenir des relations, quelques unes en tout cas, avoir une vie sociale et être inscrit dans le soin.

Séjour dans la Somme

Ce séjour a été organisé au mois de juin, 9 participants (6 clubbistes et 3 accompagnants) et je vous livre le récit qu'en a fait une stagiaire éducatrice spécialisée qui a fait partie de ce séjour.

Vendredi 17 : départ du foyer à 14h30. Nous nous arrêtons à Amiens où nous prenons un verre en terrasse. Après une petite balade dans le centre ville, direction la Cathédrale que nous visitons puis nous arrivons au gite.
Répartition des chambres et puis le diner, la bonne humeur est au menu, le programme du séjour aussi. Certains ont du mal à rester assis car il vont caresser et nourrir le cheval qui est dans un pré derrière la maison. Juan nous raconte aussi ses histoires d'enfants, en nous expliquant comment sa mère avait quitté son père alcoolique et violent.

Samedi 18 : Chacun se lève à son rythme et nous prenons la route en direction de Fort-Mahon dans le but de voir la mer. Hafida trempe les pieds dans l'eau et tout le monde est surpris de l'intensité des rafales de vent qui balayent la plage. Après la balade, nous allons déjeuner au restaurant : moules frites au menu. Une fois de plus, je suis frappée par le plaisir partagé d'etre ensemble autour du repas. Marie, une patiente schizophrène délirante et souvent  persécutée, est de bonne humeur, elle rit et plaisante avec tout le monde ; Juan toujours aussi  heureux, parle à tue-tête. Nous remarquons le courage de Mickaël qui, malgré ses difficultés pour marcher, suit le groupe sans se plaindre pendant balade le long de la baie.  Nous reprenons la route pour Naours pour visiter une cité souterraine, moment surprenant pour tous, mais très agréable et intéressant.
A notre retour, tout le monde est epuisé mais heureux, Juan est toujours aussi en forme, chante tout au long du trajet, Hafida qui est assise près de lui en prend plein les oreilles. Patiente, elle fini même par en rire et elle se moque gentiment des fausses notes du ténor. La soirée se termine autour de la télé.

Dimanche 19 : Après le petit déjeuner tout le monde s'affaire pour le grand ménage. Apres avoir remis les clés au propriétaire, les clubbistes échangent  un moment avec lui au sujet du cheval que Juan a rebaptisé Choupi. Et c'est le retour sur Paris après un pique-nique dans un petit village au bord d'une rivière.

Tout au long de ces 3 jours, j'ai redécouvert chaque patient :
MICKAËL m'a surpris par sa gentillesse et sa générosité. Très discret et peu bavard d'habitude, il a essayé de discuter et a fait preuve d'humour, un angle sous lequel je ne le connaissais pas.
DANY, que je sais tatillon sur l'organisation des horaires et dont l'angoisse lui fait poser à plusieurs reprises les mêmes questions, a su se contenir et nous faire confiance. J'ai eu de nombreux échanges avec elle.
MARIE, qui souvent se sent très persécutée au foyer et rechigne toujours quand on lui demande un coup de main au foyer, a été charmante, très souriante, elle a discuté et rit durant tout le séjour ; c'était un plaisir de partager ces moments avec elle et de la voir aussi bien.
JUAN, très actif dans les temps d'achats et de courses, a été extrèmement jovial et enchanté par toutes les activités proposés. Il a énormément parlé, prenant parfois un peu trop de place.
HAFIDA, charmante comme à son habitude, s'est souvent mise à l'écart, en retrait, mais cela ne l'a pas empêchée d'en profiter.

La bonne humeur entre les patients et l'ambiance chaleureuse de ce séjour ont été un plaisir et l'occasion d'approfondir les liens avec les patients. Partir ces quelques jours, est non seulement le moyen de quitter Paris mais c'est surtout la possibilité de sortir du quotidien instauré au foyer, ce qui m'a permis de mieux connaitre certains patients, de découvrir une autre facette de leur personnalité.

... Voila ce compte-rendu, alors quand vous croisez un groupe de personnes un peu hétéroclite en vacances, regardez-les et constatez qu'il n'y a pas beaucoup de différences entre ce groupe et des amis classiques qui prennent du plaisir à passer du temps ensemble.

mardi 12 juillet 2011

Brèves de Clubistes...

Echanges houleux autour d'une cigarette...
Monsieur B. ne vas pas bien du tout. Totalement persécuté par tout et par tous, il tient des propos délirants sur la condition des femmes. Mais il reste correct pour le moment. Parfois, il va loin en paroles et ses propos peuvent choquer. Mais aujourd'hui, même si l'échange est houleux et que les joutes fusent, il parvient à se contenir...
Pour sa part, et comme souvent d'ailleurs, Albert prend les propos de Monsieur B. au premier degré. Alors il s'énerve un peu et hausse le ton. Il aspire très fort sur sa cigarette et recrache toute la fumée par les narines. Il fait comme un dragon ! On dirait qu'il veut impressionner Monsieur B.
En écrasant sa cigarette, Albert lance à Monsieur B. droit dans les yeux et dans ses bottes : " Toi, t'as rien compris au filles ! C'est pas les femmes qui se mettent à creux-pie ! C'est les hommes qui se jettent à genoux d'vant elles !"
Monsieur B. : " A creux quoi ???!!!"
Albert : " A creux pie j'te dis !"
Monsieur B. fait une drôle de tête... Puis, il éclate de rire !
On rigole tous un bon coup, mais Albert part un peu vexé... Il ne s'est pas rendu compte qu'il a réussi à désamorcer une situation qui commençait à être très tendue car Monsieur B. s'auto-alimentait et s'enfonçait dans son délire. Ca risquait d'exploser...
Plus tard, quand je demande à Albert s'il n'est pas trop contrarié qu'on ait rit de lui quand il a déformé le mot "accroupi", il me dit que "non"... Je lui confie que, finalement, grâce à lui, Monsieur B. n'a pas explosé.
Alors Albert me répond : "Nan, mais je sais, j'ai fait exprés je te ferais dire !"
Sacré Albert !!!!!



En cuisine...

On prépare un plat à base de crevettes pour le repas à thème hebdomadaire du Club.
Aymée est aux fourneaux et on est 2 ou 3 à l'assister.
Au moment de nettoyer les crevettes, Vincent fait un pas en arrière : " Ah non, non, non ! Je peux pas écorcher les crevettes, vous savez bien je suis allergique aux poisson !"
" Décortiquer Vincent, pas écorcher !", Aymée le corrige en se moquant gentiment, car on a l'habitudes des néologismes de Vincent.

Une autre fois que Vincent m'a beaucoup aidé en cuisine, et que je l'ai fortement sollicité car nous n'étions que lui et moi pour préparer un repas assez copieux pour une bonne vingtaine de clubistes affamés, après le déjeuner il se plaint auprès d'une stagiaire-éducatrice : " Oh, vous savez à midi, elle m'a fait bavé dans la cuisine Séverine. Elle était speed ! Je devais faire plein de trucs !!! Holala !!! Qu'est-ce que j'ai bavé en cuisine !"

C'est la fin d'après-midi, demain c'est la fête  du foyer, Vincent, (encore lui !!!!) nous rejoint en cuisine, car il a à coeur de nous aider  pour la préparation des brochettes de poulet mariné.
Il nous prévient d'entrée : " Il faut pas qu'on se rate, hein !"
On est trois en cuisine, on discute de tout et de rien en piquant la viande et les légumes qui ont marinés toute la nuit. On a les doigts tout gras à la fin, mais on a été rapides. En moins de trente minutes on a fait une soixantaine de belles brochettes !
Vincent est satisfait et fier lui.
En se lavant les mains, il ne manque pas de faire remarquer que : " Demain, il y aura tout le monde pour les manger, mais par contre, là, pour les faire y a personne qui met la main sur la patte !!!"
... La main à la pâte Vincent !...